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La population de Saint-Louis est d'environ 180.000 habitants en l'an 2002. Située dans un site amphibie du delta du Fleuve Sénégal, elle se trouve dans une zone de formation quaternaire particulièrement basse et plate. La forme du site résulte d'un alignement dunaire peu élevé, orienté nord-est, sud-ouest sur la partie continentale.
A l'Ouest, un cordon littoral (langue de Barbarie) a donné une forme générale au relief et à l'hydrographie. Seuls les terrains situées à l'Est du site se trouvent dans les zones exondées.
Le site de Saint-Louis a une structure tripolaire, il s’agit entre autre:
- de la langue de Barbarie,
- de l'Ile,
- du Sor.
Les quartiers de Sor, construits dans une cuvette, connaissent des inondations importantes pendant la saison des pluies.

 



Le réseau hydrographique de Saint-Louis a été déterminant dans l'architecture du site. Le plan d'eau naturel du Fleuve est soumis aux fluctuations saisonnières. Les crues peuvent atteindre une côte de 1,80 mètre. En saison sèche, le débit du Fleuve est presque nul et le niveau moyen à Saint-Louis est celui de la mer.

Les trois principaux secteurs de l'économie sont axés autour de la Pêche, du Tourisme et du Commerce. Les quartiers de la Langue de Barbarie comme Guet Ndar abritent une forte population de pêcheurs, c'est le premier secteur économique de la ville.
Le Tourisme constitue le second pôle de développement économique. Il se développe notamment grâce à la présence d’un patrimoine architectural unique, principalement sur l'île de Saint-Louis.

ANALYSE DU PROFIL URBAIN

La géographie et la ville
Généralités sur les caractéristiques

Ce Delta du fleuve Sénégal, zone inhospitalière, soumise à une remontée de la langue salée jusqu'à 200 km à l'intérieur des terres en période d'étiage du fleuve, a été progressivement aménagé depuis bien longtemps par le biais de digues et de barrages. Peu peuplé à l'origine, il est devenu une zone d'attraction pour les paysans en quête d'eau et de terre. Le problème foncier y est donc très sensible cependant que la concurrence pour l'accès à l'eau s'y développe rapidement.
Saint-Louis sera probablement touchée par ces nouveaux enjeux qui vont caractériser le Delta au cours des vingt ou trente prochaines années.
Le système ainsi mis en place a modifié dans une large mesure les conditions hydrauliques naturelles, tant au niveau de la régularisation de la crue ou le soutien d'étiage durant la saison sèche qu'au niveau du contrôle des écoulements de l'eau dans les terres basses du Delta et leur protection contre les relations hydrauliques non désirées.

En revanche, la ville de Saint-Louis, par endroits, notamment dans des quartiers comme Pikine, au niveau du bas - Sénégal et Khor, souffre énormément des lâchées effectués au niveau de Diama.Ainsi, l'artificialisation du milieu, du fait des multiples aménagements, a créé des risques accrus pour l'environnement et la conservation des sites écologiques humides qui caractérisent la zone, en particulier les parcs et les réserves de faune qui participent dans une large mesure à l'entretien de l'écosystème Saint-Louisien.

D'autre part, les systèmes de production mis en place posent un certain nombre de problèmes environnementaux dont, en particulier : les eaux de drainage, rejetées par les cultures irriguées, sont chargés d'engrais et de pesticides. Ces rejets entraînent des formes diverses de pollution dont les plus rencontrées dans le Delta sont :

- un développement végétal excessif qui entrave les activités de la pêche (dégradation de la matière organique, désoxygénation du milieu, disparition de la faune aquatique) ;
- une contamination des eaux par les nitrates (nappe phréatique et puits contaminés) ;
- une salinisation et une alcanisation des eaux qui peuvent entraîner la stérilisation partielle ou totale des parcelles situées dans les zones où sont concentrées les eaux dedrainage.La salinité des nappes en aval de Diama. Si, en amont du barrage de Diama, le système d'irrigation et de drainage entraîne un dessalement progressif de la nappe phréatique (à condition que les périmètres soient correctement aménagés), il en va tout autrement en aval.De la rive droite jusqu'au Gandiolais en rive gauche, la proximité de l'Océan entraîne une salinité des nappes. Cette situation pose des problèmes graves aux villages situés sur les cordons littoraux, où la plupart des puits sont salés et sont plus ou moins impropres à la consommation humaine et à certaines cultures.

Par ailleurs, la concurrence pour l'eau est déjà une réalité dans le Delta. Elle ne résulte pas encore d'une insuffisance globale de la ressource, mais des lacunes des systèmes de distribution. La gestion de l'eau demeure au centre des enjeux du Delta après la mise en service des barrages. Elle le restera sans doute avec une acuité croissante à l'avenir du fait notamment de la croissance de l'activité agro-industrielle et de la demande urbaine en eau notamment pour la ville de Saint-Louis dont la population doublera probablement d'ici 20 ans.Les stratégies de développement pour la ville de Saint-Louis devraient accorder une importance particulière à la gestion de l'eau dans le Delta eu égard surtout aux conséquences en terme de protection du site et d'approvisionnement normal et régulier.Avec des aménagements spécifiques, la ville de Saint-Louis peut tirer profit des plans d'eau
intégrés comme facteur de développement.L'identification de la ville à l'eau, à l'instar des villes d'eau de plusieurs pays, doit commander l'identité des aménagements. Un cadre urbain non maîtrisé et des infrastructures de base insuffisantes.La ville s'étale sur un territoire éclaté quadripolaire. D'ouest en Est, la langue de Barbarie, l'île de N'Dar, le faubourg de Sor et la zone continentale singularisent un périmètre fortement marqué par le relief du Bas - Delta.L'alternance de terrains secs, sablonneux, d'espaces naturels et de plans d'eau, commande la mise en place urbaine et détermine les emboîtements spatiaux.Sur une superficie communale de 4579 hectares, la ville de Saint-Louis, hors eau, couvre 3632hectares. La soustraction des espaces naturels et des vergers notamment à Bango, soit 681hectares, laisse à la Commune 2951 hectares environ. Ce chiffre est constant depuis 1968(voir décret 67 - 252 du 8 mars 1967).

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