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In t r o d u c t
i o n
S i t u a t
i o n G é o g r a p h i q u e
D é m o g r
a p h i q u e
E v o l u t i o
n S p a t i a l e
In t r
o d u c t i o n
Le village de Yoff est caractérisé
par une très longue histoire marquée
par des péripéties. Cette histoire est
surtout liée à celle d’un peuple
: les Lébous ; les derniers installés
dans la presqu’île du Cap-Vert depuis
plus de quatre siècles. Ils ont la particularité
d’avoir mis sur pied une organisation politique,
sociale, culturelle, économique et religieuse
qui repose sur des fondements, des règles et
des croyances particulières. C’est cette
authenticité qui fait que les Lébous
ont su s’encrer dans leur enracinement malgré
les agressions liées à l’expansion
de la ville, du modernisme et de l’Islam. Les
lébous ont toujours harmonisé leurs
rapports avec l’étranger. C’est
un peuple très hospitalier mais aussi très
ouvert au modernisme.
S i t u a t i o n
G é o g r a p h i q u e
A 14°46' de l'attitude Nord et à 17°29'
de longitude Ouest, la Commune de Yoff se situe à
la pointe Nord-Ouest de la presqu'île du Cap-Vert
dénommée aujourd'hui la région
de Dakar.
Cette nouvelle Commune d'Arrondissement est limitée
au Nord par l'océan atlantique avec la présence
d'une île pleine de mystères qui abrite
une rade protégeant la côte contre les
fortes vagues, au Sud par le nouveau cimetière
catholique et la route du Front de Terre jusqu'au
mur de l'aéroport Yoff-Léopold Sédar
SENGHOR, à l'Est par la Voie de Dégagement
Nord (VDN) et à l'Ouest par le lieu dit le
Virage et son prolongement jusqu'au mur de l'aéroport.
Le climat est de type côtier sous l'influence
de l'alizé maritime. Les précipitations
pendant la saison des pluies appelée hivernage
qui dure de juillet à octobre, sont à
une moyenne de 1500mm d'eau par an. La proximité
de l'océan favorise une forte humidité
qui adoucit ainsi les températures qui varient
autour d'une moyenne de 20°C entre décembre
et juin et de 28°C entre juillet et novembre.
D é m o g r a p
h i q u e
En 1996, pour les besoins des élections législatives,
la population de Yoff a été estimé
à 46000 habitants avec un rapport de masculinité
de 98.0 ; le nombre d’hommes est sensiblement
égal au nombre de femmes. Les 60% ont moins
de 25 ans soit 27600 personnes alors que les plus
de 60 ans sont évalués à 5% soit
2300 personnes ; on peut dire donc que la population
à charge représente en moyenne 65% soit
29900 personnes de la population totale (46.000).
A part ceux qui travaillent dans l’administration
et les entreprises de la place (l’Agence pour
la Sécurité de la Navigation Aérienne
-ASECNA- particulièrement), une bonne part
de la population active est résorbée
par le secteur de la pêche ; suivent ensuite
les activités commerciales (services et techniques)
, les activités artisanales (couture, maçonnerie,
menuiserie, mécanique...) et enfin l’agriculture
et l’élevage qui sont souvent destinés
à l’autoconsommation.
E v o l u t i o n S
p a t i a l e
Avant de s’installer définitivement
à Yoff, les lébous ont été
l’objet de plusieurs déplacements. En
effet refusant toute forme de domination, ils ont
du se déplacer de la corne de l’Afrique
à l’extrémité occidentale
du continent. Ils seraient originaires d’Ethiopie.
Après avoir séjourné en Egypte,
ils ont émigré vers la Libye, puis vers
la Mauritanie et dans la vallée du fleuve Sénégal
où leur passage est attesté par l’existence
des villages Ndioum et Cascass. Ensuite, ils se sont
installés dans le village de Katité
qui fut le berceau du Royaume du Djolof, puis à
Djander où une première vague va fonder
les villages lébou de la petite côte,
à Thioroum d’où partirent les
fondateurs de Bargny et Rufisque, puis Mbao et Mbokhekh
(actuel emplacement de stade Léopold Sédar
Senghor) d’où partirent les familles
Bègne qui fondèrent les douze "
pintch " de Dakar, et ceux de Soumbédiounes
qui sont à l’origine des villages de
Yoff, Ngor et Ouakam.
Après avoir quitté Mbokhekh les populations
lébous de la lignée des Soumbédioune
se sont installées à Mbendji Dop, puis
à Kaada Guedj. C’est ainsi qu’ils
occupaient la partie sur élevée qui
surplombait l’Océan et le donnèrent
le nom de Yoff qui signifie " Yeew-fi "
(attaché ici).
Quelques années après leur installation,
ils décidèrent de créer des quartiers.
Le conseil des notables donna l’autorisation
pour la création de nouveaux quartiers et ceci
tous les quatre ans. Ceci est dû à plusieurs
raisons :
- Quatre années séparent généralement
les naissances. Ainsi chaque quartier crée
devait du respect au précédent. Ce qui
montre l’importance du droit d’aînesse
au sein de la collectivité lébou.
- Cette création des nouveaux quartiers devait
permettre une extension du village et un développement
qui devait peut-être lui permettre de sortir
du joug de l’empire du Cayor qui exerçait
sa domination jusqu’au village de Yoff. Comme
le Damel du Cayor demandait aux populations yoffoises
des taxes annuelles, chaque quartier qui ne payait
pas faisait l’objet d’une destruction
par incendie.
Pour éviter cela, les populations yoffoises
avaient étendu leurs demeures empêchant
ainsi à l’armée du Damel de les
encercler pour les incendier.
Ainsi le premier quartier créé est
celui de Kaada Guedj. Son nom vient des arbres (Kaada)
qui étaient très nombreux dans ces lieux.
Il fut crée en 1565 par Gana Samb et Matawaye
Samb.
En 1569, un neveu des sambènes Moussa Mbengue
créa un quartier dont il donna son nom de famille
: Mbenguène.
Le quartier de Diourawali actuellement, un sous-quartier
de Ndénatte fut crée en 1605 par Latyr
Diène.
Vient celui de Ndeungagne créé en 1609
par Malick Samb, plus connu sous le nom de Malickab
Deugagne origine du nom du quartier. Gaal Diagne fonde
le quartier de Tonghor qui signifie une élevation
de terre en 1613.
Le quartier de Ndénatte est créé
par Mbor Thiaw et Amar Diène en 1617. Le nom
du quartier vient de celui d'une plante situé
au bord de la mer aux tiges rampante (ipomé
de rosée)
Enfin vient les quartiers de Ngaparou et Dagoudane
respectivement crées par Daour Mbengue en 1621
et Saarot Seck en 1702.
Le quartier de Layène est venu bien après
ceux ci et il fut crée par le Mahdi Seydina
Limamou Laye après son appel en 1884.
La zone d'extension
Par souci de désengorgement du village traditionnel,
une zone d'extension de 41 hectares est disponible
avec l'expropriation des propriétaires (T.F.
de l 'Etat du Sénégal, de la Commune
de Dakar et des privés) et occupants (T.F.I.).
Cette zone d'extension permettra le recensement des
familles dont les concessions sont touchées
par l'avancée de la mer, de même que
les familles dont les concessions sont touchées
par l'élargissement des voies et de résorber
le déficit du village en équipements
collectifs.
Les Nouvelles Cités de la Commune
Situé dans la banlieue Nord
de Dakar la capitale, le village a été rapidement
gagné
par la ville qui s'étendait de plus en plus.
Les sociétés immobilières ont
massivement investi dans cette zone plutôt
calme comparée aux autres cités
dortoirs. Aujourd'hui on y compte une vingtaine
de cités
nées des coopératives d'habitat de
certaines sociétés de la place et
regroupées
dans les quartiers de : DIAMALAYE,
Cité BCEAO, Cité Alia DIENE et Sonatel
et Toundoup Rya-Aéroport etc.....
Il faut souligner que ces nouvelles cités
n'ont vu le jour qu'à la fin des années
80.
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